STRESS ATTITUDE

Les magazines ont beau faire, chaque saison, des dossiers avec enquêtes à l’appui et tout le tralala sur notre stress au quotidien et les solutions pour ne plus le subir, rien n’y fait. Ceci dit, recommander de «prendre du temps pour soi» quand on n'en a déjà pas assez pour caser dans la journée boulot, enfants, amis, courses, cuisine, ce n’est pas très réaliste. La seule solution : faire avec ! Avec beaucoup de recul bien sûr…

Le stress, c’est bien parce que ça empêche de dormir. Et c’est en définitive un très bon moyen de récupérer ce fameux temps pour soi. Plutôt que de lutter contre l’insomnie, on peut enfin lire ces livres qu’on nous recommande depuis des mois, regarder ces films en DVD qu’on a raté quand ils étaient en salle, se lancer dans le tricot –surtout que les aiguilles et les pelotes ont déjà été achetées depuis des lustres, la peinture ou tout autre activité que l’on rêve d’essayer pour révéler une autre facette… Le stress permet donc de réveiller cette passion qui dort en soi.

Le stress, c’est bien parce que ça coupe l’appétit. Le meilleur des régimes. Sans s’en rendre compte, on fond à vue d’œil ! Pas tant que ça car il peut aussi faire manger ? Profitons-en pour enfin « varier son alimentation » et consommer ces cinq fruits et légumes par jour qu’on ne sait toujours pas comment intégrer dans nos différents repas 

Le stress empêche de se concentrer et peut aller jusqu’à créer des problèmes de mémoire. Franchement, ça peut sauver de certaines situations. L’excuse est toute prête : « Désolée, j’ai complètement zappé ton anniversaire mais en ce moment j’ai plus toute ma tête tu sais… »

Enfin et surtout, le stress, c’est la confusion dans le cerveau. En cas d’excitation, de douleur ou d’orgasme, l’hypophyse et l’hypothalamus sécrètent des endorphines. Entre autres. Ce neurotransmetteur est celui qui procure une sensation de bien-être. N’avez-vous jamais remarqué que parfois, les manifestations physiques sont les mêmes qu’il s’agisse de stress ou de bonheur. Dans le premier cas, on parle de « mal au ventre », dans l’autre « de papillons dans le ventre ».

Tout cela n'est donc qu'une simple question de perception, entre sens de l’humeur et sens de l’humour.

M.V.