LE PIED!

Il y a les fétichistes des chaussures et les fétichistes des collants. Moi, je suis une fétichiste des chaussettes ! Ça m’est tombé dessus un jour de baptême. Pas le mien mais celui de la petite fille d’amis de mes parents. Ce jour-là, on m’a affublée du joli chemisier col Claudine –et ce n’était pas à la mode comme maintenant, croyez-moi, de la petite jupe plissée, des sandales bien comme il faut et des socquettes blanches… à pompons roses! Si tout le monde craquait sur mon look «les Triplés», moi, je m’extasiais devant ces petites boules de laine qui habillaient mes chevilles. Peut-être parce que c’était la seule note un peu originale de ma tenue. La chaussette est devenue ma signature. 

J’ai suivi toutes les évolutions et les tendances. L’air de rien, il y  en a autant dans les chaussettes que dans les sacs à main. Période plumetis, à paillettes, couture dentelles, avec des personnages de Tex Avery, les Burlington,  les ultra-basses au niveau des talons – version sport– , les ultra-hautes au dessus du genoux – version très sexy– , en fil de soie, en coton fin, en intérieur bouclettes… Mon père était un inconditionnel des noires –par discrétion et fidélité à l’ancien groupe d’Eddy Mitchell tandis que je les portais blanches légèrement tombantes comme Mickael Jackson. J’avais –et j’ai toujours d’ailleurs les modèles pour les bottes, les tennis,  les chaussures de ville en cuir et ceux que je ne mets qu’en intérieur. Il m’arrive d’en acheter rien que pour la couleur ou le motif…  Une vraie obsession !

Mais les chaussettes, c’est aussi tout un spectacle ! Je me souviens que ma mère a eu longtemps une paire rayée avec des «doigts» pour les orteils. Elles étaient trop grandes pour moi mais j’en rêvais. Ça me faisait rire. Forcément, ça m’a inspirée. Quand mes neveux étaient petits, j’ai souvent fait les marionnettes des pieds avec des chaussettes toutes simples mais qui permettaient d’inviter des histoires sans queue ni tête. Ils m’en parlent encore et on en rigole. Voilà, ma passion des chaussettes. Une passion pas si bête que ça. Quand vous les choisissez comme il faut, elles vous permettent d’être bien dans vos baskets. Au sens uniquement littéral. Mais c’est déjà ça !

B.A. d'après le témoignage de Marie A.