AINSI<br/>SONT-ILS

L’une a dû prendre acte de la démission de son chef, ce qui ne lui était pas arrivé depuis 600 ans. L'autre a perdu son célébrissime logo, ce qui ne lui était jamais arrivé du tout. Presque le même jour ! Il y a, comme ça, des pages qui se tournent brusquement comme si le vent soufflait fort…

Mais il souffle fort !

Et tout se passe comme si ces deux églises – la catholique et le parti communiste français – venaient de s'en rendre compte, de comprendre qu'elles ne pouvaient pas continuer de faire comme si de rien n'était. De ne rien vouloir savoir sur la contraception, la protection contre le sida, le mariage des prêtres, des choses comme ça. De s'accrocher à sa faucille et son marteau alors que le monde tourne à une vitesse supérieure depuis qu'il s'est inventé de nouveaux outils, de nouveaux codes.
Depuis que le monde ne parle plus en latin ou en stalinien (bien que Pierre Laurent, seul candidat à sa succession, ait été réélu à 90% , façon soviétique…).

Alors disons que ce qui restera de Benoît XVI sera son renoncement et que l'effacement par Pierre Laurent de la «marque» de son parti restera son premier geste «globalement positif». En espérant d’autres coups de vents…

Maurice Achard