TROP COLLANTS!

Le printemps est officiellement là. Et avec lui, le retour imminent des tenues légères. Mais aussi le retour de tendances coriaces comme celle des leggings portés en guise de pantalon. Mélange de ridicule, de vulgaire, d’incongru.

Il est vrai que les marketeux ne lésinent pas sur les moyens pour renouveler le genre et essayer de nous faire croire qu’il peut se porter avec un petit haut qui ne descend pas plus bas que les hanches. On le décline dans différentes matières comme le vinyle, on le rend un peu plus épais, on lui prête de nombreux motifs, on le rebaptise en «tregging» pour lui donner plus de consistance… 

Sauf qu’un legging ou tregging, qu’il soit long, court, avec ou sans dessins, avec ou sans dentelles, piqûres, fausses poches ou tout autre tentative de styles, ça reste un collant sans pied. Un bout de tissu très moulant avec un simple élastique autour de la taille et très souvent une couture qui part du nombril, traverse l’entrejambe et s’arrête au niveau des reins. Et ce genre de pièce se porte avec des robes, des tuniques, des shorts… Il accessoirise un habit capable, lui, de dissimuler la forme des fesses mais également celle du pubis. 

Car le legging ne couvre rien. C’est comme se promener en petite culotte. Pas moyen de faire croire autre chose. Et à moins d’être sponsorisée par une marque de lingerie pour promouvoir un string ou par une marque protection hygiénique –oui, on voit vraiment tout…– il n’y a aucune raison d’accepter cette tendance qui n’a rien de gracieux ou de sexy. Ici, pas de pudibonderie mal placée. Une simple constatation qui compte de nombreux adeptes, femmes ou hommes.

Maintenant, il est vrai que les stars sont les premières à adopter le legging en pantalon. Mais les stars restent les stars avec un statut qui leur permet, voire les oblige à quelques excentricités et audaces. Si le style de Lady Gaga devait être suivi dans la rue, ça se saurait.

Bianca Alberti