LA BONNE BLAGUE !

1er avril. Un jour étrange qui vient, chaque année, taquiner un peu notre vie de tous les jours. Certaines personnes se transforment. En farceur, en audacieux, en parano, en méfiant, en grincheux ou bons joueurs…

Pour les plus petits, c’est la grande aventure. Celle de réussir à coller des poissons dans le dos des copains sans se faire attraper. Le plus jubilatoire ? Compter des adultes dans ses victimes. Surtout s’il s’agit d’un professeur… Bien évidemment, pas de mots grossiers écrits dessus. On n’est pas là pour se moquer. Les ados, eux, préfèrent fuir ce genre de pitrerie : trop bébé. Et les blagues : trop nulles ! Mais quand l’âge adulte pointe son nez, l’âme d’enfant se repointe à l’horizon !

C’est parti pour un jeu de piste du mensonge. D’abord trouver ceux des médias. Tout le monde est à l’affût et échange ses points de vue. Ensuite, il y a l’entourage. En gardant en tête ce principe inébranlable : plus c’est gros, plus ça marche ! Les «Mais qu’est-ce que tu fais ? Mamie t’attend à la gare ! Tu n’es pas allée la chercher ?» déroute tellement la victime qu’elle sera déjà prête à se précipiter pour retrouver ladite grand-mère. 
Après, cela devient un échange ludique. Les uns attendent les blagues des autres tandis que ces autres se cassent la tête pour trouver les mensonges les plus abracadabrants. 

Pour autant, quelques règles essentielles sont à respecter : pas de fausses bonnes nouvelles qui pourraient plonger son interlocuteur dans une grande déception en apprenant la vérité. Pas de fausses mauvaises nouvelles non plus qui pourraient créer une poussée d’adrénaline difficile à faire redescendre. Pas trop de persévérance ou de longueur dans la plaisanterie par risque de pas pouvoir prévenir à temps qu’il s’agissait d’un poisson d’avril et de retrouver, par exemple, son bouc émissaire à la gare à la recherche de sa Mamie. Mais quelle journée !

Malgré tout, on ne peut empêcher quelques dommages collatéraux. Les collègues qui ne prennent pas au sérieux votre promotion, ceux qui accueillent avec suspicion tout ce que l’on peut leur dire… Et ceux qui prennent pour une farce la plus sérieuse des nouvelles : «Mais si Ma Puce, je te jure, j’ai embouti la voiture…». Bon 1er avril !

M.V.