METRO, BOULOT, BOBO

Comme cela peut être réducteur de résumer le métro parisien aux heures de pointe ou aux mauvaises odeurs! Parce que depuis quelque temps, c’est bien plus que ça. Bien plus de galères que ça… Entre modernisation inadaptée et installations obsolètes, le parcours le plus quotidien devient celui du combattant.

Ça commence avec ces nouvelles portes automatiques posées sur les quais de certaines lignes. A priori, elles sont là pour notre confort et notre sécurité. Sauf sur les lignes sans conducteur. Elles ne répondent pas toujours aux flux de visiteurs. Surtout si ce flux compte un imprévu comme un groupe scolaire avec cinquante enfants pas toujours alertes pour se dépêcher d’entrer avant que ne sonne le glas. Et comme ces portes font très mal, on ne se risque pas à les contrer.

Autre problème de porte. Au moment de passer son ticket. Tourniquet et battant ne font pas bon ménage. Pas toujours très bien «huilés». Qui ne s’est jamais retrouvé coincé par le portillon tout en ayant une jambe, une bride de sac ou une veste encore coincée entre deux branches métalliques ? Pour peu que vous ayez un gros bagage, c’est l’apothéose. Un peu comme si, à Paris, on devait voyager léger. Demander à un agent d’ouvrir la porte (encore une !) prévue pour ce genre de situation ? Encore faudrait-il que ces passages ne se situent pas en bas d’un escalier. En parlant d’escaliers… Bien sûr, il y a des escalators ou ascenseurs. Mais pas partout. Pas encore partout. Et pas toujours en service. Le touriste qui aura choisi son mignon petit hôtel sur la Butte Montmartre s’en souviendra lorsqu’il aura « escaladé » les 104 marches de la station «Abbesses».

De toute façon, pour vivre tout ça, il faut avoir son «pass». Un Navigo qui ne soit pas désactivé, un ticket à acheter avec ces machines proches du casse-tête chinois… Quant à en sortir? On espère que vous avez les épaules solides. La dernière porte –décidemment– n’est pas la moindre. Souvent bloquée, elle vous fait saisir le sens de «se prendre un mur». Si votre clavicule, entre temps, ne s’est pas déboîtée.

Marie Veyrier