DSK DERNIERE

Chaque fois, on se dit qu'on n'y reviendra plus. Mais l'affaire DSK de New York joue les prolongations au point qu'on ne peut l’ignorer.

Après le livre de Iacub, qu'on ne pensait pas non plus citer de nouveau, voilà une chanson et bientôt un film.
La chanson figure sur le dernier album d'Anne Sylvestre. Elle ne nomme pas Strauss-Kahn mais reconnaît, quand on l'interroge, qu'il l'a clairement inspirée. Avec sa «bedaine», etc. Tout en précisant qu'à travers lui c'est un texte contre la violence faite aux femmes en général.
Le film, en cours de réalisation, sera d’Abel Ferrara, cinéaste réputé pour ses provocations sulfureuses. Avec, dans le rôle de DSK, Gérard Depardieu. On peut s'attendre à une adaptation proche de la reconstitution…

Que manque-t-il, maintenant ?

Une pièce de théâtre ? Un huis clos de 7 minutes, qui ne se jouerait qu'une seule séance par soir. Durée historique qui ferait courir tout Paris. 
Une exposition ? Signée par un peintre plutôt abstrait que figuratif, histoire de ne pas en rajouter.

Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit : un fait divers glauque qui a les honneurs de la récupération artistique. Laquelle, en plus, peut se révéler attachante, attirante, séduisante. 
Comme Bonnie and Clyde, la Bande à Bonnot, Mesrine… Sauf que Strauss-Kahn n'a tué personne.

Ah bon ?

Maurice Achard