LA GUERRE DES MOUCHERONS

Voilà. Comme tous les ans à cette période, nous sommes repartis pour une invasion, celle des moucherons ! Ils sont tout petits, ils ne piquent pas mais ont tout de même un certain don pour se faire remarquer ou nous pourrir la vie… 

Vous êtes en pleine conversation avec votre patron ? Le moucheron vient s’immiscer dans le dialogue en tournoyant autour de vous. Il va et vient, attirant indéniablement votre regard. Bizarre comme son vol a ce petit quelque chose d‘hypnotique… Le problème s’accentue quand il en vient à déconcentrer votre interlocuteur. C’est alors la cérémonie du «claquage» de mains pour essayer de l’écraser. Avec un peu de chance, vous finissez par l’avoir. Mais vous voilà avec le cadavre. Dire que vous vous étiez juré de ne jamais avoir les mains sales…

Avec les amis, ce n’est guère plus agréable. Surtout à table. Bon repas, bon vin, bel échange… Le voilà qui rapplique pour essayer de picorer ce que vous dégustez. Étonnement, vous saurez rester calme pour protéger votre assiette. Mais vous ne supportez pas qu’il vienne taper dans celle de votre ami. D’un geste bienveillant mais incontrôlé, vous essayez de le chasser. Malheureusement, un verre se trouve sur le passage. C’est la chemise de votre voisin qui trinque…

Chez soi alors ? À condition de ne pas laisser traîner un beau fruit que l’on aimerait savourer à température ambiante… Tant pis pour le goût juteux de l’abricot. S’il n’est pas conservé au froid, il le sera «aux moucherons». Quant à l’entrée jambon cru/melon, il suffit de cinq minutes sans surveillance pour avoir l’impression de l’avoir «poivrée» avec toutes ces petites taches noires qui sont apparues entre temps.

Une plaie ! Sauf peut-être lorsqu’ils sont en groupe et forment une nuée... En vacances au bord de l’eau. D’un seul coup, ça sent l’orage ou la fin de journée, quand le soleil est sur le point de se coucher et que la température commence à baisser. Une lumière, une odeur, une image de bonheur d’été que l’on a imprimée sans s’en apercevoir. Mais que cela ne vous laisse pas bouche bée. Vous pourriez en avaler !

B.A.