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C'est le signal audiovisuel qui donne le départ des vacances, chaque année depuis des lustres. Et cette centième édition du Tour de France a d’autant plus joué ce rôle qu'on n’était pas sûr du tout que l'été était là. Il a même eu la judicieuse intuition, ce Tour, de se lancer de Corse, nous assurant ainsi une imagerie fortement estivale : le ciel, le soleil et la mer. L'île de beauté avec gros plans sur les sites incontournables, agrémentés des commentaires de Jean-Paul Ollivier et d'une musique d'ambiance. 

Parce que le Tour de France, c'est cela aussi, un tour de la France vue d’hélicoptère, pour  le plaisir de plus en plus partagé des téléspectateurs.
Il est vrai que la retransmission intégrale d'une étape s'avère souvent interminable, le déroulement de la course ressemblant trop à celui de la veille (échappés rattrapés juste avant l'arrivée ou longue attente du dernier col fatal…). Surtout, les coureurs semblent désormais être moins fascinants que les paysages (ou que la caravane publicitaire, sur le bord de la route).
Alors, au fil du parcours, on contemple notre douce France en écoutant sagement Ollivier nous raconter ces lieux magiques, lisant consciencieusement ses fiches auxquelles il ne manque rien, ni dates ni anecdotes. 

Jean-Paul Ollivier, c'est l'instituteur qui fait sa classe, ou le prof d’histoire-géo. En plein juillet. Et le Tour, curieusement, est devenu le devoir de vacances préféré des Français.

M.A.