LA PREUVE PAR CASTLE

Ils sont forts, ces scénaristes de «Castle». Après nous l’avoir laissée entre la vie et la mort, victime d’une balle, à la fin de la Saison 3, voilà qu’ils font passer Kate pour amnésique aux yeux de Castle ! Pour qu’il croie qu’elle n’a rien pu percevoir du « je t'aime » qu’il lui a dit quand elle était au bord de l’agonie…«Vous ne vous souvenez vraiment de rien ?» lâche-t-il de temps en temps aiguisant notre impatience.

Mais comment pouvait-il en être autrement ? Il fallait bien qu’elle continue, cette série qui nous fait fondre sur France 2. Et vous ne pouvez pas comprendre cette situation presqu’à l’eau de rose si vous avez raté tous les épisodes précédents. «Castle», c’est l’anti-«Experts». La déduction y est portée par l’imagination. La sienne, à lui, auteur  de thrillers à succès, qui la séduisent, elle, flic surdouée. C’est chaud, humain, glamour, loin des intelligences high-tech parfois un peu froides, un peu cliniques.

France 2 a raison de faire durer le plaisir en ne diffusant qu’un épisode inédit chaque lundi : la saison passée la série a battu TF1 (et tenu tête à «Une Famille formidable»), et se défend bien depuis la reprise.

Quand on sait qu’à l’origine c’est la Une qui l’avait achetée et qui, ne sachant où la «placer» dans sa grille, l’avait refilée à la Deux... Bon placement, en effet.

M.A.