SOPHIA ET ANTOINE

Elles se suivent, à quelque chose près, en changeant de chaîne.
Leur point commun ? Un problème d'animation, donc d'audience.

La première est une nouvelle émission sur France 2, à 18h20, intitulée «Jusqu'ici tout va bien» et présentée par Sophia Aram. Appréciée du public, l'humoriste s'est vu confier début septembre les commandes de ce talk-show quotidien. Mais dès le deuxième soir, une bonne partie des téléspectateurs était allée voir ailleurs : ils n'avaient pas retrouvé celle à laquelle ils s'attendaient, soudain bridée dans son nouveau job de distributrice des rôles, de la parole. Encore que, depuis quelques jours, ses billets d’ouverture se mettent à lui ressembler…  

La seconde est une ancienne émission, «Le grand journal» de Canal+, à 19h10, désormais présenté par Antoine de Caunes. Inoubliable complice de Philippe Gildas à l'époque de «Nulle part ailleurs», ce génial agitateur du petit écran s’est vu confier, quant à lui, les commandes de cette nouvelle formule. Mais dès le deuxième soir, les téléspectateurs étaient, là aussi, nombreux à avoir déserté : ils n’avaient pas retrouvé celui auquel ils s’attendaient, soudain à l’étroit, contenu, dans son costume sombre d’arbitre. Encore que, ces derniers jours, il semble être repassé chez son tailleur… Pourtant, il en a animé des émissions, de Caunes, «Chorus», «Rapido», mais c’étaient ses émissions rock à lui. Et quand il présente les Césars, cela tient davantage du one-man-show.

Baisse d’audience = perte en pub et la rumeur s'est empressée de prédire le pire pour leurs ex-chouchous. Il est vrai que les «professionnels de la profession» nous ont habitués à l’impitoyable, service public comme service privé, et quelle que soit l'erreur de casting. Ils auront peut-être l'élégance de laisser à leurs «héros déchus» le temps de reprendre vraiment la main. 
Même si le temps, c'est de l'argent.

M.A.