BANDES DE MALADES !

Les malades imaginaires n’ont pas disparu. Ils sont même doués pour varier les comédies !

Évidemment, nous avons toujours l’hypocondriaque. Mais il ne s’entoure plus forcément de médecins pour se faire diagnostiquer un mal ou se faire soigner. Non, il l’imagine tout seul dès qu’il entend parler d’une nouvelle pathologie. Le moindre petit bouton devient le signe d’une grave infection. Surtout, il adore fouiner sur Internet pour se faire son propre avis, voir des photos alarmantes et échafauder un scénario bien effrayant…
Une variante : les «vrais-faux» malades. À commencer par ceux qui exagèrent tout. Chez les hommes surtout. Bien connu. Un léger frisson et le voilà à l’article de la mort. Emmitouflé dans son peignoir sous la couette, la voix d’outre-tombe, les yeux à moitié fermés, la toux un peu forcée… Même demander la télécommande devient une épreuve. 

Cela dit, pas pire que ceux, et surtout celles, qui ont toujours un truc qui ne va pas : du dos à l’oreille ou l’orteil… Avec elles, on révise toute l’anatomie et les risques ! Saviez-vous que le nerf situé entre la troisième et quatrième vertèbre pouvait se coincer tout seul… sans que l’on bouge? Elles y croient dur comme fer.
À l’inverse, il y a les «prévoyants». Ils n’ont rien mais ils ont «déjà eu» des poussées de fièvre, des maux de gorge, des gastros… Et ça a été «tellement l’enfer» que leur armoire n’a rien à envier de celle du pharmacien. Quand vous êtes chez eux, vous êtes tranquille. Il peut vous arriver n’importe quel bobo, ils auront tout pour vous soigner.

Enfin, il y a ceux qui ne se soignent jamais. Terrible… En comparaison, les plus authentiques mais les plus coriaces. Ils préfèrent attendre. Pour attendre que ça passe tout seul et voir comment ça évolue et pour ne pas tout de suite avaler plein de «cochonneries». La douleur n’est qu’une vue de l’esprit ? À les regarder, on se dit qu’ils sont vraiment… des malades !

Marie Veyrier