edito

Numéro 37. «Souvent femme varie, bien fol est qui s’y fie». Pas faux. Mais tellement irrésistible. Et si le 8 mars est une journée qui lui est consacrée afin de rappeler toutes les actions à mener encore pour elle dans les sociétés, ce numéro a décidé d’en parler sous différentes coutures ! Et pas de doute : qu’il s’agisse de caractère, de courbes, de passion, on ne résiste pas à l'envie de suivre le fil… Leçon de séduction.

Prochain numéro le 19 mars.

truc_du_jour

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  • 37- News qui court 01

    On peut être Président et vice-président des États-Unis, avec les plus grands conflits politiques à gérer… Il n'en reste pas moins qu'on peut garder un peu d'humour sans perdre de classe quand il s'agit de soutenir une campagne sur la santé et le bien-être lancée par… The First Lady! Voir la vidéo

respect
  • 37- Respect

    Photo © Odile Berthemy

A VOS PLUMES !

Qu’est-ce qui peut toujours séduire, quel que soit votre physique? Qu’est-ce qui peut faire votre élégance, quel que soit votre habillement ? Qu’est-ce qui est totalement personnel et vous rend inimitable, vous laisse présent même si vous êtes absent ? Vous ne devinez pas ? C’est votre écriture manuscrite. Après tant d’essais à l’adolescence pour lui trouver un style unique !

Qui n’a jamais admiré la calligraphie de cartes postales anciennes ou l’écriture parfaitement régulière d’un professeur qui a griffé un nom d’élève dans un livre pour la distribution des prix. L’esthétique de la calligraphie, «belle écriture», était jadis très codifiée, avec les pleins et les déliés dus à la plume. Les lettres étaient, par exemple, «bouclées de pied en tête», avaient un rôle décoratif. D’ailleurs les arabesques sont des ornements à la manière arabe, dont la calligraphie est admirable. Il existe de par le monde bien des calligraphies très élaborées qui rejoignent le dessin, ne serait-ce qu’en Chine et au Japon – où la plume se fait pinceau…  Quant aux Américains, qui pratiquent peu l’écriture cursive mais surtout le script proche des caractères d’imprimerie, ils veulent faire disparaître l’écriture manuscrite dans 45 de leurs États.

Ronde ou pointue, légère ou affirmée, simple ou sophistiquée, elle dit beaucoup de votre personnalité sans pour autant vous dévoiler totalement, rassurez-vous ! Écrire à la main, c’est de l’artisanat qui peut devenir du grand art – à condition d’accepter les règles de l’apprentissage, comme dans un entraînement sportif qui demande de l’effort, de la patience et de la discipline. À quand les championnats d’écriture ? Il semble que l’on s’en éloigne avec l’utilisation des claviers de plus en plus diversifiés. Incontestablement utiles et pratiques, ils sont des instruments techniques qui automatisent nos gestes, alors que le crayon ou le stylo sont des outils que l’on maîtrise et qui prolongent le mouvement de notre main. Celle-ci a mémorisé les lettres et les restitue dans l’élan ou la retenue, selon nos émotions. On se reconnaît dans son écriture, on ne se reconnaît pas sur l’ordinateur. Quelle fierté d’avoir une belle écriture. Bon moyen aussi de justifier les cadeaux de stylos à plume… en or.

Bruno Lancelot

 

beurk
  • 37- Beurk

    © Laurent Humbert / Le Figaro / Céline

MODE MOLLE

Un grand cliché, une grande réalité : le plus beau piège à fille reste la mode. Alors pourquoi le dressing a-t-il du mal à se renouveler ? En question, les tendances de ces dernières saisons. Pour preuve, examinons les couleurs et les motifs. 

Cet automne-hiver 2013/2014, les magazines annonçaient «Tendance Rouge !» comme s’il s’agissait d’une révélation. C’était sans compter l’automne hiver 2012/2013 qui définissait le rouge comme «It couleur». Probablement pouvait-on affirmer ce précepte car l’automne hiver 2011/2012 recommandait déjà d’ «adopter le rouge», bien préparées comme nous l’étions puisqu’en 2010, on nous prévenait que la mode serait «rouge, éthique et rebelle». Envie de profiter de l’été pour varier ? Pas de souci. Depuis 2009, on suggère de se précipiter sur le corail… un rouge orangé ! Révolution !

Heureusement, les bureaux de tendance n’ont pas trop osé attribuer des noms aux couleurs pour essayer de faire passer la pilule. Ils ont gardé ce subterfuge pour le violet, par exemple appelé prune, aubergine ou encore violine au fil du temps. Remarquez, ça aurait pu être divertissant… Rouge carmin, rouge coquelicot, rouge vermeil comme les cartes senior, rouge sang, rouge sang groupe O+, rouge sans rhésus A–…

Côté motif, on a beaucoup porté de guépard… Puis de léopard… Grand changement ! Certains, perdus, parlent de panthère… Et le jaguar là-dedans? C’est vrai, il se fait rare ! Mais, pour le coup, on a préféré se tourner vers le zèbre, puis les dessins de têtes animales. Reconnaissons l’effort. Doit-on être aussi indulgent avec les carreaux ? On en porte depuis 2011, au moins. Cela n’a pas stoppé les ardeurs des gros titres pour cet hiver 2014 : «Les carreaux reviennent !». Parce qu’en réalité, il n’y a pas UN carreau, mais DES carreaux : version bûcheron, écossais, Vichy, tartan… sacs Barbès… Oui, sac Barbès. En fait, nous n’avons rien compris. La création, ce n’est pas l’art d’inventer, c’est l’art de décliner.

Virginie Achard

 

billard

LIBERTÉ, PARITÉ, QUOTAS.

Deux femmes, deux hommes : la parité fait son entrée au Panthéon. Quatre résistants, au mérite, au courage, reconnus de façon équivalente, par-delà leur différence de sexe. Parité à la vie, à la mort.

Mais, au fronton de cet immense tombeau, que va signifier désormais le fameux «aux grands hommes, la patrie reconnaissante» ?
La même chose, pour l’instant. Parce que le mot homme englobe l'être humain sans distinction de quoi que ce soit. Le Petit Robert est formel, là-dessus. Comme quoi il faut toujours revenir aux origines, à la source. L'homme, l'humain, l'humanité…
Il en va de même, d’ailleurs, pour le mot individu qui veut dire une personne en général, sans exclusion de personne, justement. Le dico le confirme également, même si, dans ce cas, entre la théorie et la pratique, il y a un petit problème dû à l'usage. On imagine mal lire : «une femme a été décorée, hier… Cet individu…» Quelque chose cloche, ne sonne pas bien.
Cela nous pousse évidemment à nous interroger sur la façon dont la parité sera, un jour ou l'autre, appliquée à la grammaire. Pour l'instant, et depuis des lustres, on le sait, le masculin l'emporte sur le féminin en cas de pluriel. Extraordinaire illustration de cette primauté ancestrale d'un sexe sur l'autre (bien qu’elle ne cesse de battre de l'aile depuis une cinquantaine d'années).

Alors ?
Les conséquences des parités et autres quotas ne sont pas toujours entièrement anticipées. Actuellement, le Conseil supérieur de l’audiovisuel s'interroge sur la nécessité de revoir le pourcentage de chansons françaises imposé aux programmateurs (40 %). En effet, de plus en plus d'artistes français s’expriment en anglais, ce qui brouille les ondes, les comptes…
Casse-tête moins complexe que notre masculin féminin, certes…
Heureusement, le terme parité est féminin. Ce qui pèse tout de même dans la balance.

Maurice Achard

 

floraison
Un livre, un film, une musique... quelques années, décennies ou siècles plus tard.
Quand la culture n’en finit pas de fleurir.
  • 37- Floraison

    Illustration © Flammarion

DES VIES DE NOUILLES

Quelle embrouille ces nouilles ! Aussi emmêlées que les contradictions de la société chinoise depuis son ouverture à l’économie de marché dans les années 1980. Cette tambouille est ici très piquante, parfois amère, mais jamais indigeste.  
Dans ce livre mordant, un écrivain professionnel à moitié chauve, avec «de fines mèches de sagesse sortant d’un cuir chevelu brillant», est chargé par le Parti d’écrire un court roman de propagande. Il cherche quelle personne de leur entourage pourrait incarner ce héros et imagine le destin (funeste) de certains. Il en discute, au cours de leur dîner hebdomadaire, avec son ami le Donneur de sang professionnel, pâle et maigre (à force de donner ses globules rouges, pour avoir des bons d’achat) mais «milliardaire». 

Le ton est donné, cynique et moqueur, cruellement drôle. Estomacs sensibles s’abstenir, esprits jeunes à ravir, il y a du gros dégueulasse et du grand guignol par-ci, par-là, dans ces tranches de vie, racontées comme des nouvelles. Sans dévoiler tous les personnages, présentons au moins l’actrice déçue par les hommes, qui se suicide en public, déchiquetée par un tigre ! Quant à l’Évanouisseur, jeune homme qui a créé et dirige le Crématorium, il finira par disparaître, après avoir exploré toutes les ruses commerciales – situations cocasses sur un sujet morbide, mais avec des considérations philosophiques sur l’illusion, le jugement, le pouvoir. 

Un exemple d’évolution tragi-comique des mœurs : «Dans les villages, les hommes voient des seins nus tout le temps ; pour eux une poitrine nue est aussi peu remarquable que des bras nus. Mais dès que ces protubérances pénètrent en ville, elles deviennent des objets d’une immense valeur. Les femmes modernes en font tout un mystère en les cachant […]. Les photographes font attention […] car ils savent que montrer la naissance des seins peut mener à une accusation de ”libéralisme bourgeois ” et leur valoir quatre ans de prison.» !

Le romancier Ma Jian ne mâche pas ses mots pour dénoncer les bouleversements de son pays (passé de la soumission douloureuse mais rassurante, du temps de Mao, à l’angoisse face à un capitalisme gangrené par la corruption). Cet ancien journaliste des syndicats s’est exilé depuis 1987 et ses livres sont interdits en Chine… 

Bruno Lancelot

• Pour acheter «Nouilles chinoises» de Ma Jian sur Amazon ou la Fnac
 

Métaphore

L'INCONNUE

Qui est cette femme, se mêlant aux piétons pressés, passant des ruelles du Vieux-Lyon aux fameux couloirs du métro parisien, déambulant au gré des envies et de la vie quotidienne ?
Avec sa démarche assurée, elle semble vouloir nous conduire quelque part, libre de tout. Provocation ou poésie ? C'est la question que nous pose Alice Dardun avec sa série, «L'Inconnue».

foodoir
  • 37- Foodoir

    Source Internet

LES RECETTES DE BONNE FEMME

Allons-y, parlons des bonnes femmes et de leurs «fameuses» recettes ! C’est le cas de le dire puisque, selon certains, cette qualification serait dérivée du latin «bona fama», signifiant bonne renommée ou bonne réputation. Ainsi, les recettes de bonne femme seraient des recettes simples mais efficaces, des recettes de la vie quotidienne, validées de génération en génération. Car cette idée de transmission, on la retrouve dans une formulation équivalente, celle des «recettes de grand-mère» – sous-entendu des femmes qui ont vécu et ne manquent pas d’expérience. 
À l’origine «bonne femme» était le versant féminin de «bonhomme», homme plein de bonté, de simplicité, qui a dérivé en homme simple, voire simplet… Termes familiers qui expriment de la tendresse ou, au contraire, du mépris. Quant à «ton bonhomme» ou «ta bonne femme», ce sont tout simplement vos conjoints, mari ou femme… 

Pour les Anglos-Saxons, l’appellation «bonne femme» qualifie une cuisine française, avec des produits naturels mijotés à la maison. En cherchant bien dans les recettes, on trouve une «sauce bonne femme», délicate et délicieuse, à base de beurre fondu auquel on ajoute un peu de vin blanc… et aussi le «lapin bonne femme», de même que le poulet, toujours dans une cuisson agrémentée de vin blanc. 

En fait, il existe peu de recettes de bonne femme par rapport à celles de «grand-mère» ! Ce sont surtout des «remèdes» de bonne femme que l’on se transmet. Comme le dit le dictionnaire Larousse, «remède populaire, ordonné et administré par des personnes étrangères à l’art de guérir», donc à l’art des médecins. Néanmoins ces remèdes sont naturels, avec moins de risques nocifs que certaines créations pharmaceutiques – en tout cas on en connaît les effets secondaires. Jadis, l’alchimiste médecin Paracelse se serait inspiré des pratiques utilisées traditionnellement par les femmes. Méfiance. Le Dictionnaire raisonné universel d’histoire naturelle, datant de 1768, mentionne «le bouillon de taupe est un remède de bonne femme pour guérir les enfants de l’incommodité de pisser au lit».

Et puis, pour finir, ces messieurs ne manqueront pas de sourire à cette pique misogyne de Jules Renard : «Il n’y a malheureusement pas de remède de bonne femme contre les mauvaises.»

Elido
 
 

BOUILLON DE COUTURE

Après la cuisine, la couture. C'est fou ce que la télévision révèle de passion du public pour des disciplines que l'on ne croyait pas faites pour elle, d’un intérêt restreint à l’écran.

Sauf que la télé-réalité est passée par là.

 

M6 tourne actuellement pour la rentrée prochaine un concours entre des candidats d’origines très différentes – un électricien, un architecte, une mère au foyer –, tous fous de bobines de fil et de tissus. Dix anonymes, âgés de 24 à 54 ans, venus là pour s'éclater, se mettre à l'épreuve, fabriquer un vêtement, transformer une pièce en une autre, avec mannequins pour l'essayage et le verdict… Pas venus là pour chercher la gloire. 

C'est ce qu'affirmait récemment dans «le Parisien» Géry Leymergie, producteur de l'émission présentée par Cristina Cordula. Il précisait même que, le casting à peine ouvert, 3000 postulants s'étaient aussitôt manifestés.
Des fourneaux à la machine à coudre, la télévision sublime soudain des arts de vivre avec un sens du jeu et de la pédagogie qu'on aimerait la voir pratiquer dans d'autres domaines.

L’émission s'appellera «Cousu main». Un peu attendu… Attendons. 

M.A.

 

L'Avenue
LA BOUTIQUE EN LIGNE DE L'ACHARNŒUR.
Pour en savoir plus sur les pièces uniques ou
en édition limitée, cliquez sur les différentes vitrines!

Uni&Vintage -198€

Behind Uni&Vintage is the eye and imagination of one Christine Ekodo-Delaunay. So, what is her USP? She cuts up vintage clothes, scarves and fabrics, puts them together if needed with a specially dyed satin to help the fabrics blend and makes an entirely new piece. Skirts, shirts, trousers, tunics: the Uni&Vintage line proposes exclusive cuts that fall differently according to colours and prints. As a result, each design is unique and numbered as part of a broader collection.

 

 A UNI&VINTAGE DESIGN ONLY FOR L’ACHARNŒUR

A vintage Lanvin headscarf, satin dyed in verdigris, a « kimono » cut, together form the skirt specially made for l’Acharnœur. The multitude of colours blend delicately as the bands superimpose with modernity. The inner belt is adaptable so the skirt falls perfectly on everyone regardless of size. The outer belt dresses the entire waist for an ultra-refined effect. This piece is number 1045 of the Uni&Vintage brand.

 

One-off piece. Price: 298€ taxes inclued

Uni&Vintage silk and satin skirt. Piece number 1045.

Caractéristiques produit

- Front and outer belt: vintage Lanvin headscarf 100 % silk 
- Back and inner bands: 66% satin and 33% cotton 
- Kimono belt
- Size 2

Lord SM - 180€

Lord SM was set up in 2009, and making luxury from vintage is something they know. It all began with the designer reworking morning suits to make them more « Rock Couture ». Slowly but surely she let her inspiration develop with scarves, bags, leather jackets, tunics, dresses… The terms « Union Jack » or « Mini Jack » are used for the scarves only she knows the secret to. Her « Ring of Fire » scarves are the stuff dreams are made of and we have a total crush on her fringed bags. Her pieces already have a cult following and her Spring/Summer 2013 collection was presented at Tranoï. The world is Lord SM’s oyster.

 

L’ACHARNŒUR CHOOSES

A Mini-Jack in vintage fabric and noble materials. Silk, cotton voile, silk velvet and leather all blended in a unique patchwork. The cut is the result of hours of work, stitching and imagination, which makes it adaptable to all shapes. The model is unisex and universal. 100% made in Paris, 100% Lord SM. New pieces available in the same shades.

 

One-off piece. Price: 180 € taxes inclued

Mini-Jack unisexe Lord SM.

Caractéristiques produit

- Silk, cotton voile, silk velvet, leather, cotton patchwork…
- 60x60 cm
- Folded in a triangle

Let It Be - 63€

Created by two jewellery fans (including the ex-founder of Mercerie Moderne), Let It Be is a Parisian brand that is still quite low key. The charm lies in a collection of cheeky, sometimes ecumenical pieces but are not worn just as symbols. On the contrary: Let It Be is aimed at the liberated men or women who have decided to be themselves, instead of defining herself relative to others… Who wear Let It Be lay claim to nothing, except beauty!

 

THE LET IT BE SELECTION
FOR L’ACHARNŒUR

 

This bracelet is a key piece in the collection. It is made from soft leather and white metal, it is both chic and gothic, ultra-precious and rock and roll. The clasp dresses the wrist with a refinement and originality that attracts all women, regardless of their age or style. A stand-out piece sold exclusively on l’Acharnœur and also available without the skull.

 

Price: 63€ with skull.
58€ without skull.

Without skull item or with a bow also avalaible.

Caractéristiques produit

- Leather bracelet
- Bracelet chain in plate silver
- Skull clasp in stainless Zamac 
- Sizes available: 32cm, 34 or 36cm (made-to-measure on request)

Cyrto

Cyrto is extremely shy and prefers the shadows to the light. She is an illustrator and graphic artist and is spending more and more time on her true calling: creating fantastic worlds from her own emotion, impulse and imagination. She invents but does not reinvent. She follows no trend or influence but instead takes all her inspiration from her inner self. Her uniquely artistic approach will soon be visible through her writing and directing.

 

CYRTO GLOVES

 

The whole idea comes from the glove as second skin. Cyrto creates indelible designs on gloves evoking ramifications, sketches… connections. Each piece is unique and comes only from her imagination. There are no rules, no hierarchy, the cells form every instant and grow together through paths and encounters. Her lines tell of a fantastic world that is almost invisible to the naked eye. Between tattoo art and a pseudo-botanic vision, the lines of the hand take on a new meaning.

 

Gloves made to order. 

 

The approach is entirely artistic. The final piece is handed over in exchange for an envelope in which the client « gives » the amount they wish.

 

The Acharnœur will act as intermediary but takes no commission. For more information: avenue@acharnoeur.com

Illustration from Cyrto Art.

Caractéristiques produit

- Light-coloured gloves supplied by the client
- Unique drawings done in indelible ink 
- Time required: two weeks
- Price of piece fixed by the client
- Delivery costs extra (6€ minimum for France)

Let It Be Men - 54€

Created by two jewellery fans (including the ex-founder of Mercerie Moderne), Let It Be is a Parisian brand that is still quite low key. The charm lies in a collection of cheeky, sometimes ecumenical pieces but are not worn just as symbols. On the contrary: Let It Be is aimed at the liberated men or women who have decided to be themselves, instead of defining herself relative to others… Who wear Let It Be lay claim to nothing, except beauty!

 

THE LET IT BE SELECTION
FOR L’ACHARNŒUR

 

This bracelet is a key piece in the collection. It is made from leather and white magnetic metal, it is both male and chic, elegant and rock and roll. Perfect alliance between sobriety and confirmed style. A stand-out piece sold exclusively on l’Acharnœur.

 

Price: 54€ 

Caractéristiques produit

- Leather bracelet with "piqûre selleir"
- Magnetic clasp in silvered Zamac 
- Sizes available: 20cm or 22cm (made-to-measure on request)

Gabriella de Galzain - 125€

She used to work under the name «Frénétik». Today Gabriella de Galzain is coming out of hiding and is launching her eponymous brand. She makes baroque, romantic, rock n’ roll jewellery that expresses a bohemian spirit of elegance and freedom, paying homage to the most beautiful icons. Her undeniable talent can be seen in brooches, necklaces, earrings, cuff-links… She counts many stars among her greatest fans and some of her pieces tell the most beautiful stories. 

 

A GABRIELLA DE GALZAIN DESIGN ONLY FOR L’ACHARNŒUR

 

We requested an homage to the Eiffel Tower. Only for l'Acharnœur, Gabriella de Galzain came up with this timeless yet contemporary brooch. The blend of off-whites means it can be worn at all times. Pearls, chains, crystals, ceramic flowers… The codes of elegance and femininity with an essential touch of impertinence. All the audacity of the “Grand Dame” herself.


Item made to order. 
Special price: 125€ taxes inclued

«La Parisienne» brooch

Caractéristiques produit

- Resin beading and icons
- Resin flowers, glass cabochon, crystal Swarovski rhinestones
- Base in silver-plated copper
- Silver-plated brass chains
- Icon high : 10cm
- Total high (with chains) : 24 cm 

corruption
Ils nous ont demandé d'en parler.
Comme on a aimé ce qu’ils proposaient, on l’a fait... À notre façon !
  • 37- Corruption

    © Nathalie Oundjian

L’OBJECTIF PLAISIR DU MOMENT !

Rencontrer Nathalie, c’est se faire du bien. Pour ce qu’elle est et par ce qu’elle fait. Car Nathalie est une photographe amoureuse des gens. Que l’on soit maçon ou mannequin, elle n’hésite pas à s’immiscer dans les univers, observer et saisir ce que nous sommes. Sans jamais mentir, ni trahir.

Là est le point essentiel de son travail : hors de question de rendre sublime en rendant méconnaissable, de faire un portrait parfaitement mis en scène mais parfaitement éloigné de ce qu’est la personne dans sa vie de tous les jours. Il s’agit de «faire connaître», de valoriser chaque individu en allant chercher, certes, son meilleur angle physique mais aussi sa personnalité. C’est là que tout se joue.

Après plus de treize ans à exercer son talent dans les bureaux, la rue, des soirées de gala, les chantiers, elle vient d’ouvrir son studio pour accueillir qui veut. Qui veut avoir un vrai portrait plein de vie ou de tendresse. Qui veut un beau portrait à mettre sous cadre ou sur internet. 
On peut venir seul ou à plusieurs, en famille, avec des amis ou des collègues. Dans ce studio, aux ambiances loft new-yorkaises, tout est là pour que vous vous sentiez à l’aise : dans un coin, un petit bureau en bois reconverti en coiffeuse au cas où on voudrait se faire une petite retouche au dernier moment… Près de la fenêtre avec vue sur la Tour Eiffel, une table de jardin pour un café, un thé… Puis, quand la séance commence, Nathalie déroule un fond blanc, noir ou gris. Là, elle vous regarde bouger ou vous figer par le trac, cherche la lumière puis… vous guide ! Des petits gestes simples qui vous mettent à l’aise. Votre naturel revient. Vous reprenez vos attitudes et c’est parti ! 

Une heure de shooting plus tard, vous découvrez le résultat. Vous souriez, vous aimez ce qui en ressort, sans aucune correction ou falsification Photoshop. Vous validez. Alors Nathalie sort une clé USB, y copie les fichiers –une quarantaine au bas mot- et vous la donne. Vous repartez avec vos photos. Vous êtes contents. Nathalie aussi. «J’essaie de me rendre utile» explique-t-elle. Mission réussie.

Marie Veyrier

• Le Studio de Nathalie. 250€ ht la séance. Métro Père-Lachaise. Pour prendre rendez-vous : 06 07 13 54 88 / www.nathalie-oundjian.com 


Idylle

HOT COOKIE

Envie de boire CHAUD son café, bravant toutes les réunions ou interruptions intempestives dans le bureau ? On se précipite vers ce cookie chauffe-plat qui se branche sur le port USB de son ordinateur. Votre boisson restera à 60° malgré les converstations sans… «faim» !

12,50€ le chauffe-plat intelligent, en vente sur place-a.com

 
station

BAR À TAPAS - PARIS
Métro Pyramides ou Palais-Royal
Ligne 7 ou 1

Les bars à tapas ne sont pas tous espagnols ! Il y a aussi les izakayas japonais. Vous pouvez essayer Izakaya Issé qui est en même temps un bistro à saké, avec un très grand choix dans toutes les bouteilles alignées. Du saké servi froid et chaud, les quantités sont petites alors on fait attention à l’addition qui peut monter vite... Pour le reste, on savoure l’anguille fumée ou les épinards et shiméji sautés. Entre autres ! Le tout dans un cadre agréable de murs en pierre… Non, vous n’êtes pas en Chine ! 

Izakaya Issé
45 rue de Richelieu 75001 Paris
01 42 96 26 60

  • 37- Station
quotidien
  • 37- Quotibien

    © Rudy Salin / L'Internaute

QCM - QUESTION DE CRISES MULTIPLES

Ces questions pièges que les femmes ne peuvent s’empêcher de poser…

En tête de liste, on hésite entre «ça me grossit pas trop ?» tandis que la femme montre son dernier achat vestimentaire à son amoureux ou «Tu la trouves jolie?» tandis qu’ils découvrent la dernière petite amie aux allures de bombe du meilleur copain. Dans les deux cas, l’homme est foutu. S’il répond «non», elle lui reprochera son manque de franchise par peur de la blesser ou pour avoir la paix. S’il répond «oui», que dire…

Au moins, la question est fermée. Deux options de réponses… Et si parfois, ces questions peuvent faire naître un grand moment de solitude comme avec «J’ai les mêmes jambes qu’elle ?» quand il ne sait pas si ces jambes en question sont censées être un modèle à copier ou à éviter, il a une chance sur deux de, peut-être, s’en sortir avec un mot de trois lettres.

Ce n’est pas comme ses fameuses «Tu ne remarques rien ?» qui obligent l’homme, avec anxiété, à scanner sa bien-aimée de la tête aux pieds dans l’espoir de trouver, dans les dixièmes de secondes qui suivent, ce qu’il faut remarquer. Nouvelles chaussures ? Nouvelle coiffure ? Biiip ! Il s’agissait de la nouvelle paire de boucles d’oreille dont, pourtant, elle n’a pas arrêté de parler depuis des semaines. Si seulement il écoutait un peu ce qu’elle lui racontait…

Malgré tout, il y a des courageux. De ceux qui tentent, pensant suggérer une flatterie ou une coquinerie, des «Tu ne veux pas mettre ta petite robe à fleurs pour la soirée ?», faisant fi d’un retour violent du genre «Pourquoi ? T’as peur que je ne sois pas assez distinguée sinon ?» ou «Dis tout de suite que je ne sais pas m’habiller ?» ou encore «T’aimes pas la petite noire ? Moi qui croyais qu’elle m’allait bien… ». Il y a les innocents. Ceux qui croient encore que dire «Elle est pas mal la coupe de Florence Foresti» ne signifie pas immédiatement «Ça veut dire quoi ? Que je devrais essayer ? J’ai une coiffure de m… ! C’est ça ?». 

Enfin, il y a les téméraires : «Tu veux vraiment sortir comme ça ?»…  À moins que ce soit des inconscients. Ou des moqueurs. Non seulement pour la faire sortir comme ça, mais surtout la faire courir…

Bianca Alberti
 
junior_suite
Ce que les placards, les murs ou les tiroirs de notre chambre d'adolescent
racontent sur nous aujourd'hui.
  • 37- Junior Suite

    Guillaume Durand face au monde lors d'un de ses voyages

VUES SUR LE MONDE

Montre-moi ta chambre d’enfant, et je te dirai qui tu es. Je partageais la mienne avec mes deux frères, nous étions installés à l'étage dans une mezzanine qui donnait sur le salon. Les meubles étant trop lourds, nous les avions laissés dans la disposition hasardeuse qu’avaient établie les déménageurs quelques mois plus tôt, reliant, ici et là, draps et planches pour que chacun puisse être dans sa bulle.

J’avais l’impression de vivre dans une cabane, un tissu tendu me servait de plafond, des dizaines de livres tenaient le rôle de murailles. A l’intérieur, une planche en suspension entre l’étagère et le rebord de mon lit faisait office de bureau. Accoudé à ce dernier, plus que tout, je me voyais déjà grand, cravaté, peigné, sans avoir besoin de grand-chose : mon imagination suffisait. Mais bizarrement, je n’y ai jamais réellement travaillé, j’étais bien trop occupé à modeler ma cabane selon mes humeurs, mes influences du moment, ou à griffonner des tas de dessins sur la tranche de mon armoire,- simplement pour entendre le frottement de mon crayon sur le bois verni. Un été, j’avais même accroché une balançoire sur la poutre centrale qui maintenait sur pied mon abri de fortune. Et je me balançais, à l’affût du moindre mouvement de mes frères, espionnant leurs conversations, scrutant leurs ombres à contre-jour.

Souvent je m’imaginais à ciel ouvert, vivre une chaleur californienne, que la musique qu’ils écoutaient venait parfumer. Parfois, ils se battaient pour avoir le monopole du son, alors l’orage grondait et mon père demandait finalement le silence. J’aimais le silence, car il était pur, frais. Je pouvais presque le toucher, le voir à travers l’unique fenêtre de notre chambre.
Au matin, les oiseaux chantaient, mon père rentrait de la boulangerie, il chuchotait, ses pas prudents sur le parquet bruyant, la chaise grinçante où il s'asseyait, tous ces bruits familiers, et moi, éveillé dans mon lit.

Je n’aurais pas aimé avoir davantage d’espace, mon cocon me protégeait, et lorsqu’on m’y arrachait, je n’avais qu’une hâte: retourner m’y enfermer pour me sentir libre. Et comme tout cocon, le mien a éclaté: j’ai fait du monde ma cabane, le ciel a remplacé mon drap tendu. Mes frères sont partis, j’ai ouvert ma fenêtre, j’ai enfin pu écouter le monde chanter. Depuis, je ne cesse de le traverser et de poser mes valises au gré des pays que j'explore.

Guillaume Durand


Collaborateurs

  • Directrice de la Publication et de la Rédaction
    Virginie Achard
  • Directrice Artistique
    Perrine Lebas
  • Concepteur web
    Franck Biehler
  • Chroniqueurs
    Maurice Achard, Bianca Alberti, Bruno Lancelot, Elido, Marie Veyrier, Stéphanie Norris
  • Traductrice
    Tresi Murphy

Invités

PHOTOGRAPHE METAPHORE
Alice Dardun

PHOTOGRAPHE ÉDITION
Odile Berthemy 

CHRONIQUEURS
Guillaume Durand, Chloé Danglard